Atelier d'ART-THÉRAPIE


Ateliers "La Fabrique"
2 rue Édouard Vasseur
94200 Ivry sur Seine

atelier d'expressionanne cheriez

 

Artiste plasticienne,
Anne Chériez
anime des ateliers
d'expression picturale
depuis 2001.
a.cheriez@free.fr
06 60 34 75 25

 

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Art et Art-thérapie :
ces deux voies sont-elles conciliables ?

 
 
Introduction

J’ai découvert « la peinture d’expression à visée analytique » à l’Atelier Vert-Lumière, un an avant le début de la formation. Je terminais à ce moment-là ma troisième année au Beaux-Arts de Paris, où je pratiquais la peinture. Depuis ce jour, les rapports que j’ai entretenus avec ces deux disciplines, l’art et l’art thérapie, ont été tour à tour passionnants, conflictuels, source de nombreux questionnements, de doutes, et d’enrichissements multiples. C’est l’évolution de mes difficultés, de mes interrogations et mes prises de conscience, que je mets ici à jour.

Art et art-thÉrapie :
une cohabitation dÉlicate

1. Rencontre avec la « peinture d’expression »

Rapport au processus

Peindre selon les principes relatifs aux « peintures d’expression » a opéré de vrais bouleversements dans ma façon d’appréhender l’acte de peindre, et par conséquent ma pratique artistique. Le processus à suivre pour élaborer ce type de peinture était très précis : dans un premier temps, il s’agit de laisser s’exprimer son inconscient, à l’aide d’un jeu pictural.

Dans un deuxième temps, il s’agit de visualiser des images mentales et les figurer le plus précisément possible, afin qu’elles soient identifiables par tous. La « peinture d’expression» permet de matérialiser, de concrétiser le psychisme.
La première fois que j’ai peint dans ces conditions, j’ai eu quelques difficultés à m’adapter aux consignes : il fallait tout d’abord déposer toutes les couleurs sur la palette, puis une fois devant notre support, fermer les yeux, et laisser aller notre pinceau dessus, en variant le trait et le mouvement de la main. Une fois le jeu terminé, nous devions,à partir de ce mélange de couleurs, de taches et de lignes, tenter de discerner des formes figuratives, et les peindre telles que nous les voyions. Face à ce « programme » je fus tout d’abord déconcertée, et mal à l’aise. Je n’acceptais pas qu’il puisse y avoir des règles si particulières à suivre.

Aux Beaux-Arts, aucun cadre de ce type n’existe. Chaque étudiant est relativement libre, chacun a un travail personnel particulier. Les professeurs de technicités ( gravure, sérigraphie, dessin anatomique, modelage...) nous donnent des conseils bien précis relatifs à leur discipline. Mais la personne qui nous guide au coeur de notre travail personnel est un artiste qui intervient relativement peu, il nous donne des conseils mais jamais de règles. Il nous invite à être le plus curieux, le plus authentique, et le plus engagé possible. (Chaque artiste a dans son atelier une dizaine d’étudiants).

De plus, l’art-thérapie telle que je la connaissais avant, permettait aux participants de peindre éventuellement d’après une consigne, mais ensuite avec une totale liberté d’exécution. Je découvrais donc à l’Atelier Vert Lumière une possibilité nouvelle de peindre, qui impliquait l’acceptation d’une ligne de conduite précise, chose qui n’était pas simple pour moi à ce moment-là.

Cette façon de se servir de l’acte de peindre au profit d’une « thérapie » me donnait le sentiment de m’assujettir à une méthode, et ainsi réduire la peinture à un outil. Je la soumettais vulgairement à ma psychologie. Accepter cela était pour moi une façon de dévaloriser l’acte de peindre en tant que tel, et par conséquent déprécier ma pratique artistique.

J’étais un peu en colère, j’ai donc résisté par moments intérieurement à ce « protocole». Mon ego était touché, et malgré le plaisir que j’éprouvais à certains moments, je sentais qu’un conflit intérieur naissait en moi. Cette attitude réfractaire, cette façon de ne pas accepter de participer pleinement à l’atelier m’a révélé plusieurs choses : tout d’abord mon incapacité à faire confiance, ma difficulté à remettre en question ma façon de peindre, ma peur de perdre mes repères, et enfin ma totale identification à ma pratique picturale.
Ces « peintures d’expression » que je découvrais me surprenaient, dans leur processus, mais aussi dans leur propre contenu pictural et symbolique.

Rapport à « l’Objet » peinture

Les peintures que j’exécutais dans ces conditions me semblaient être tout à fait éloignées, voire opposées à celles issues de ma pratique artistique. Lorsque j’ai débuté ce travail de « développement personnel », mes tableaux aux Beaux-Arts étaient plutôt abstraits, minimaux et contrôlés.

Ceux que je faisais en art-thérapie étaient par définition figuratifs, très pulsionnels, et gras dans leur facture. Les scènes que je représentais étaient particulièrement violentes, habitées par des corps torturés, coupés, des animaux féroces et dévorants. Il y avait des similitudes avec certaines peintures que j’avais réalisées quatre ans auparavant, au sein d’une école préparatoire aux Beaux-Arts. Entre temps, mon travail avait évolué, et s’était radicalement transformé. J’avais donc le sentiment de régresser à travers l’art-thérapie, de revenir à une peinture qui datait pour moi de plusieurs années, et pour laquelles je n’avais pas beaucoup d’estime.

Le fossé qui existait maintenant entre ces deux types de peintures (thérapeutique et artistique) était manifeste. (Bien que dans certains de mes dessins ce vocabulaire vif et tranchant était toujours présent) Les « peintures d’expression » que je produisais me semblaient être des tentatives réussies d’exhibition, ne possédant aucun intérêt artistique. Je jugeais très durement ces travaux. Leur réalisation m’échappait totalement, car seul mon inconscient guidait mon œil puis ma main. (C’est d’ailleurs le but de cette démarche, mais aussi le piège que je souhaitais éviter dans ma pratique artistique.) La conscience n’intervenant pas directement, je n’accordais aucun « crédit », aucune valeur à ces travaux. Cela me renseignait sur ma façon d’appréhender l’inconscient, sur le manque de confiance que je lui octroyais, et au contraire la toute puissance que j’accordais à ma conscience.

Ces peintures servaient donc à se comprendre, se connaître, leur but était exclusivement individuel. Je reconnaissais l’utilité et l’efficacité de cette démarche vers la « création de soi », mais je ne reconnaissais pas la valeur de ces peintures. Ce chemin me paraissait riche, essentiel et nécessaire, mais les « peintures d’expression » qui le jalonnaient me semblaient vide d’intérêt, une fois sorties de ce contexte, sorties d’une lecture symbolique.
Elles n’étaient pour moi que des outils, elles ne « méritaient » donc pas plus d’attention.

C’était donc difficile pour moi de produire une peinture n’ayant pas de crédit à mes yeux. J’avais le sentiment de « trahir » ma peinture, celle que je connaissais aux Beaux- Arts. Je refusais de mettre sur un plan d’égalité une peinture artistique issue d’une recherche, d’un investissement et de choix conscients, avec ces travaux issus d’une démarche introspective, pouvant être le reflet de souffrances personnelles, et servant à aider une psychologie déséquilibrée. Ma façon de dévaloriser ce travail pictural me renseignait sur ma façon de juger durement (par l’intermédiaire de mon mental) les manifestations de mon ego. Car précisément, dans ces peintures, mon ego (entre autres) s’exprimait pleinement par l’intermédiaire de mon inconscient.

Étant donné le peu de considération que j’accordais à ces travaux, et peignant par ailleurs dans un contexte artistique, j’avais très peur d’être jugée sur leur qualité picturale. J’étais dans une situation inconfortable. J’avais le sentiment que les autres personnes étaient en attente de résultat (projection). Je manquais clairement de confiance en moi, je me sentais particulièrement exposée, et en position de fragilité. Ce sentiment d’inconfort à plutôt diminué les fois suivantes, accordant peu à peu plus de confiance à ce qui m’entourait.

Toutefois, la séparation que j’avais commencé à mettre en place entre ces deux disciplines picturales s’est affirmée par la suite. Le début de la formation n’a pas réduit ce fossé, mais m’a permis de poser clairement la problématique propre à la pratique alternative de l’art et de l’art-thérapie.

Découverte de l’art-thérapie analytique transpersonnelle dans le cadre de la formation

De nouveaux outils

Chaque « peinture d’expression » fait partie du processus de « création de soi ». Après avoir matérialisé et visualisé l’inconscient grâce au médium pictural, il s’agit de symboliser, puis interpréter la peinture (accompagné par l’art-thérapeute). Sur cette base, il est ensuite possible d’engager une réelle transformation de soi, jusqu’à la découverte du Soi (centre de gravité de l’appareil psychique), et enfin, parvenir à la réalisation d’un état supérieur de conscience, c’est-à-dire l’Être.

Au cours de la formation, nous avons développé les différents concepts qui gravitent autour de la « création de soi ». La première semaine, la découverte des fonctionnements, des manifestations de l’inconscient et de la conscience, la découverte de ce que signifient les notions d’expression, de création, et d’art, ont profondément bouleversé ma façon d’appréhender ma pratique artistique dans son résultat et son processus, mais aussi ma façon d’appréhender l’art en général. Durant cette formation, nous avons donc défini clairement certaines notions qui n’étaient pour moi jusqu’alors que des concepts abstraits.

Peu à peu, j’ai compris les ressorts du processus de la « création de soi » et de la création artistique. De cette façon, j’ai pu commencer à voir, à analyser et à décomposer la peinture en général, thérapeutique ou non.
Nous avons par exemple mis à jour les trois accès allant vers l’inconscient, c’est-à-dire l’énergie, le jeu, le hasard : il existait donc des outils simples pour entrer dans ce qui n’était pour moi jusqu’à présent qu’un magma de pulsions informes et insaisissables. L’accès à l’inconscient devenait possible et contrôlable. Pour le solliciter , il « suffisait» d’entrer par l’une de ces trois portes.

À l’inverse, il était possible de solliciter la conscience à partir de son imagination (« capacité à produire de nouveaux rapports, de produire des idées et des dispositifs inhabituels, non conventionnels »), ou à partir d’un modèle externe (« une réalité extérieure sous toutes ses formes »). Le fait de définir l’expression comme étant la matérialisation, la manifestation spontanée de l’inconscient, m’a permis de la repérer lorsque celle-ci se manifestait, et de voir ses limites. Je découvrais par la même occasion qu’il était possible de peindre consciemment son inconscient.

Ne pas confondre peindre l’inconscient et peindre inconsciemment. Peindre l’inconscient, c’est être conscient que l’on cherche son expression (G. Quitaud, Créer se créer, p. 57, ed. Jouvence). Avant de faire cette distinction pendant la formation, je peignais parfois de cette façon aux Beaux-Arts mais sans en avoir précisément conscience.

Comprendre ensuite que la création naît lorsqu’une zone inconnue est sollicitée et initie une évolution, m’a permis de réaliser véritablement le processus qu’il est nécessaire d’encourager et m’a permis de savoir comment aller volontairement vers la création ou l’expression.
Découvrir que l’expérience artistique n’était pas nécessairement une création, remettait totalement en question ma façon de considérer l’art. Il était donc possible de produire une oeuvre picturale sans que celle-ci soit le produit d’une création. Quelle était donc la valeur d’une oeuvre d’art, de quoi était-elle composée ?

Savoir que la couleur était directement liée à l’émotion, la matière liée au corps, la forme liée à la prise en compte du réel, la lumière à la pulsion de vie, et la capacitéà détailler à la capacité à faire confiance, tout cela était encore des outils pour comprendre et décrypter ce qui oeuvrait dans une peinture.

Comprendre qu’il existait différentes pulsions tout à fait identifiables : pulsions de parures, d’imitation et de figuration, savoir que les traits droits et les formes anguleuses sont liés au masculin et les courbes au féminin (je voyais auparavant cette affirmation comme un lieu commun invérifiable), comprendre l’importance et la force du symbole, tout ceci m’a donné des clefs, des outils décisifs pour comprendre la peinture en général.

Avoir à présent ces outils en main me permettait de voir différemment, et parfois de décoder le contenu des peintures, les comprendre dans leur processus et leur résultat.
Cette façon de décrypter les peintures, qu’elles soient thérapeutiques ou non, m’a mise dans une situation inconfortable, tout d’abord au niveau de ma création artistique personnelle, et ensuite dans ma façon d’appréhender l’art en général. Désormais, je ne pouvais plus peindre aux Beaux-Arts avec la même conscience, ni regarder les oeuvres d’artistes de la même manière.

Bouleversement dans ma pratique artistique

Dans ma pratique artistique quotidienne, j’allais maintenant avoir conscience de ce que je mettais en jeu et sollicitais en moi au moment où je peignais. Je savais quand ma conscience opérait, je savais lorsque mon inconscient émergeait, j’étais même capable de le solliciter volontairement. Je parvenais à comprendre consciemment tout ce qu’il se passait en moi et devant moi, sur la toile. Cela était très instructif et passionnant de comprendre les mécanismes à l’oeuvre lors de la conception d’une peinture, mais cela m’empêchait parfois de la laisser vivre, de lui laisser la liberté nécessaire. J’avais cette manie d’auto-évaluer chaque mouvement et chaque initiative. Avant de connaître toutes ces notions que nous avons développées pendant cette formation, j’étais un peu dans la position de « l’imbécile heureuse », cela me permettait de ne pas m’auto-critiquer autant, je me sentais moins responsable de ce que je produisais, mettant une partie de cette responsabilité sur le compte du « mystère » inhérent à l’oeuvre d’art et à sa production.

J’avais également tendance à tout analyser : j’essayais de comprendre la signification de certains objets ou formes que j’avais peints ; les différents langages picturaux que j’employais avaient une portée symbolique forte. Les travaux des étudiants que je côtoyais dans mon atelier, devenaient aussi potentiellement analysables. Je me suis parfois surprise à parler avec certains, et les interroger sur le contenu de leur tableau : je leur demandais ce qu’évoquaient pour eux tel objet, telle couleur ou telle composition. Mon comportement était encore plus net avec la personne qui peignait juste derrière moi : ses toiles étaient habitées par des éléments à la fois figuratifs et abstraits. Je cherchaisà savoir ce que certaines formes hybrides seraient devenues si cette personne avait poussé un peu plus loin la figuration. Je lui posais parfois clairement la question. De cette façon, j’obtenais des informations susceptibles de créer un début d’analyse, d’ouvrir quelques pistes en ce sens. Cette façon de voir du symbole dans chaque chose me passionnait lorsqu’il s’agissait des peintures des autres. J’avais le sentiment de lire en eux, et de voir le chemin qu’ils auraient à parcourir s’ils décidaient de s’harmoniser, conformément au but recherché dans la « création de soi ».

En revanche, au niveau de mon propre travail pictural artistique, cela me freinait plutôt, ne parvenant pas à agir sans être parasitée par différentes analyses, points de vue, doutes, et interrogations. Mes actes étaient décryptés, décousus, mes repères étaient nouveaux, je ne pouvais plus continuer à créer dans les mêmes conditions. Plusieurs questions se présentaient à moi : que désirais-je atteindre à travers l’art ? Quelle était mon intention ? Quelle existence, quelle raison d’être, quelle valeur avaient réellement mes peintures ? J’étais dans le flou.

Dans un premier temps, les prises de conscience successives issues de la formation ont eu tendance à me paralyser dans ma pratique artistique. Dans un deuxième temps, des changements résolument positifs se sont produits, je les développe dans une prochaine partie. J’avais le sentiment d’avoir démonté mon processus artistique : tous les morceaux se trouvaient maintenant autour de moi, et je ne savais plus de quelle façon et surtoutà quelles fins j’allais pouvoir continuer à m’investir dans une voie artistique.

Bouleversement dans mon rapport à l’art en général

En plus de découdre mon processus artistique et lire dans les travaux des étudiants autour de moi, c’est à travers les concepts développés pendant la formation que je percevais les œuvres des artistes en général.

Les peintures de Pollock et de Twombly se réduisaient à des manifestations pulsionnelles, pendant que Malevitch et Mondrian devenaient à mes yeux des artistes malades et stériles, étriqués et prisonniers de leur conscience. Même Picasso me semblait s’être débattu de toute ses forces sans atteindre Le but (atteindre le Soi), car il était encore possible d’avoir une lecture psychologique de son œuvre.

Cette façon de lire les oeuvres d’art les transformait et les réduisait à des manifestations symptomatiques. Selon moi, l’artiste était malade dès lors qu’il était possible de deviner ses failles, ses conflits intérieurs, ses blessures à travers son travail. En art-thérapie analytique et transpersonnelle, les choses sont claires : la peinture est la matérialisation de l’inconscient, et souvent le révélateur de nombreuses souffrances ou disharmonies. Son rôle est précis.

Dans le domaine de l’art, les peintures ne s’annoncent pas de cette façon, et pourtant beaucoup reflètent ce type de disfonctionnements présents chez l’artiste. Voir cela me décevait et démystifiait d’un seul coup tout ce que j’avais pu élaborer autour de l’œuvre d’art en général. C’est avec des yeux nouveaux, et sous l’angle psychologique que j’abordais les oeuvres. La pratique artistique me semblait n’être alors qu’une tentative vaine de se « soigner », de s’équilibrer. Je pensais qu’il serait plus judicieux que chaque artiste cherche à s’introspecter directement plutôt que de passer par le biais détourné de l’art.

Comment après ce constat pouvais-je continuer à peindre ? Après avoir dévalorisé au maximum la « peinture d’expression », j’étais au contraire en train de l’idéaliser. Il m’apparaissait clairement que celle-ci était la seule possible, car son rôle était déterminant.

Qu’y avait-il de plus fondamental qu’apprendre à se connaître et chercher à s’harmoniser ? L’art pouvait-il remplir une mission de la même importance ? L’urgence me semblait être que chacun se serve de la peinture à des fins thérapeutiques, c’est à dire à travers la « peinture d’expression » à visée analytique, et non par l’intermédiaire d’une pratique artistique. L’œuvre d’art devenait à mes yeux le résultat du mélange entre symptôme et recherche esthétique, en quelque sorte la manifestation d’une névrose édulcorée.

L’art-thérapie telle que je l’apprenais me faisait donc douter du processus artistique. L’art ne servait-il qu’à témoigner d’une psychologie ? L’artiste déguisait-il simplement ses aspirations spirituelles derrière cette pratique ? Cette nouvelle vision de l’art n’était pas réellement valorisante, et ne m’encourageait pas à poursuivre ma pratique aux Beaux-Arts.

Je craignais alors d’être contrainte de la mettre de côté, car il me semblait clair que tant que je n’aurais pas résolu la plupart de mes conflits liés au passé, je ne pourrais pas produire un travail artistique valable. J’allais donc attendre d’être harmonisée intérieurement, puis reprendre ma pratique dans des conditions plus saines, et produire ensuite des oeuvres dans lesquelles on ne pourrait plus lire mes difficultés ou mes caractéristiques internes.

À quoi pouvait ressembler une œuvre qui ne laissait pas apparaître la psychologie de son auteur ? Combien de temps allais-je devoir attendre avant de renouer avec l’art ? Allais-je pouvoir produire un jour un art « non compulsif », le seul art possible à mes yeux ?

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Formation d’art-thérapie analytique transpersonnelle
(promotion 2004/2007)
Lieu de formation :
Atelier Vert-Lumière
24, Rue Bernard Palissy,
42100 Saint-Étienne

 

Art et Art-thÉrapie :
une cohabitation dÉlicate

RÉsolution du conflit :
mise À jour des diffÉrences entre l’art et l’art-thÉrapie

Évolution de mon rapport À l’art

Conclusion

bibliographie

 

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